Des mots pour suspendre le temps …

L’invitation résonnait comme un écho dans la moiteur de cette fin de soirée esti­vale, au bord de la Garonne. Géraldine, ma comparse, me prend la main. À deux, nous nous frayons un chemin à travers la foule, une marée humaine de tables et de ton­neaux qui s’étend à perte de vue.

Cette guinguette est le point de rallie­ment le plus en vue de Bordeaux ; elle vi­brait encore de l’énergie brute du concert. La salsa, cette musique traditionnelle cu­baine, avait chargé l’atmosphère d’une ten­sion électrique, d’une âme à vif. Mon amie, avec ses racines africaines, n’a eu aucune difficulté à s’immiscer dans le cercle des musiciens pour la traditionnelle photo de fin de set. Moi, avec mon look de Viking égaré sur la côte atlantique — une histoire de migrations lointaines, de Guerres mon­diales qui brassent l’ADN… mais c’est une autre histoire.

La reconnaissance brille dans ses yeux.— Ah oui, Marco ! Sa phrase, suspendue, est une bombe à re­tardement. Deuxième salve dans le cortex, cette fois plus vio­lente que la première . La conversation se pour­suit, fluide et lim­pide comme l’onde de la Ga­ronne. Nous échangeons sur le bon dé­roulement de leur tournée. — C’était en quelle année que tu étais au Tempo Latino me demande le chanteur … « SUITE PAGE 12 Tome 1″

Des personnages haut en couleurs se succèdent pendant plus de 250 pages